À chaque époque son approche de la gestion pluviale.
Dès le milieu du 20ème siècle, différentes façons d’appréhender l’assainissement pluvial se sont succédées, se faisant le reflet des préoccupations de l’époque.
• Années 80 : Approche environnementaliste
Accompagnée d’une conscience écologique en plein essor, une nouvelle donnée voit le jour : les eaux de pluie qui lessivent des surfaces souillées sont sources de dégradation pour les milieux naturels.
• Aujourd'hui : L’âge de la maturité avec l’approche intégrée.
À l’aube du 21ème siècle, l’expérience du passé et le niveau de nos savoirs nous conduisent à combiner ces 3 approches historiques et l’ensemble de leurs préoccupations. La gestion des eaux pluviales se fait désormais de façon globale et transversale aux disciplines de l’aménagement et de l’ingénierie.
L’approche intégrée définit ses enjeux…
- Favoriser la gestion des eaux de pluie à la source.
- Exploiter au maximum le potentiel d’infiltration du sol et du sous-sol.
- Ralentir le transfert des eaux de l’amont vers l’aval
- Raisonner à l’échelle du bassin versant dans son ensemble, et non uniquement à celle du projet
- Concevoir les aménagements urbains en y intégrant l’assainissement pluvial.
…et échafaude des réponses.
Pour accompagner cette nouvelle perception, des modes de gestion des eaux de pluie autres que le "tout tuyaux" sont apparus : les techniques dites alternatives, également appelées solutions compensatoires. Celles-ci visent à écrêter les débits de pointe générés par les fortes pluies et à compenser les effets négatifs de l’imperméabilisation. Il s’agit de ne pas continuer à aggraver la situation existante, de délester les réseaux saturés ainsi que de respecter les débits de fuites définis localement.



